Interview d’Astrid Lafleur

Les Editions Rebelle

Astrid Lafleur crée en août 2011 Les Editions Rebelle, une société SARL, et sort ses premières publications en octobre dernier. Depuis, 17 romans ont vu le jour. La note est lancée, ici on s’engage et on avance pour mettre en avant la littérature de l’imaginaire.

D’où vient l’envie de créer cette nouvelle maison d’édition dans la marché littéraire de l’imaginaire ?

J’ai été publiée par une maison d’édition qui m’a déçue. L’éditeur s’est aperçu qu’il n’était pas fait pour le fantastique alors que j’avais bien vendu pour un premier roman. Il m’a lâché. Je n’ai pas voulu repartir à la recherche – souvent compliquée – d’un autre éditeur. J’ai pensé créer la mienne, ce que j’ai fait. Aujourd’hui on se donne le moyen de publier beaucoup de romans.

Quel est le fonctionnement de la structure éditoriale ?

Je mets l’argent dans la publication de livre en priorité. Il s’agit d’une S.A.R.L. familiale que j’ai monté avec mes parents. On se partage les responsabilités : je suis la décisionnaire, ensemble on s’occupe des corrections, de la mise en page, des envois, mon père ancien comptable détient la responsabilité de la comptabilité. Beaucoup de petites maisons d’édition font l’erreur de ne pas prendre de comptable, or c’est extrêmement important, c’est ce qui tient la structure.

Vous êtes donc auteur et éditeur en même temps ?

C’est difficile de faire les deux. Je dois écrire mon tome trois et je n’ai pas le temps car je m’occupe des autres auteurs. Je me tâte encore pour savoir si je continue à allier les deux ou si je ne me consacrer qu’à l’édition.

On vous retrouve sur quels festivals ?

C’est le premier qu’on fait, ici aux Imaginales d’Epinal. Ca se passe bien alors on reviendra surement les autres années. On fait des petits salons, les Haliennales au mois d’octobre à Lille, avec une de mes auteurs on va faire le salon du livre de La Rochelle en décembre et le Salon du livre de Paris l’année prochaine.

Que publiez-vous ?

J’ai créé des collections pour classer les ouvrages mais je ne veux pas m’éparpiller. On retrouve plusieurs thèmes dans une même collection : les vampires, les loups garous et les démons dans « Lune de sang » par exemple, qui regroupe tout ce qui est sanglant. On est très varié, on trouve aussi la collection Chimère, de la fantasy, du thriller bientôt, de la science-fiction, et même de la chick-lit pour les filles.

Votre mot ?

On accepte les manuscrits même si on est complet jusqu’au mois de mai prochain dans un an. On ne ferme pas les soumissions, on les gèle en ne répondant pas aussi rapidement mais elles sont là. On a récemment ouvert les soumissions pour les nouvelles en contrat numérique.

Que représente pour vous le numérique dans l’édition et dans votre maison d’édition ?

On publie certains e-books sur Amazon et on veut s’ouvrir aux autres boutiques en ligne. Les gens dans le métro, à Paris, ou ceux qui partent en vacances ne veulent pas se promener avec leurs livres encombrants. Le numérique je l’utilise pour lire les manuscrits, pour ma part, mais dans l’édition il en faut pour tout le monde, donc on essaye de faire au plus large.

Propos recueillis par Ania Vercasson

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