Les Imaginales 2012 sont ouvertes !

Coup d’envoi du Festival d’Épinal, 10 h, jeudi 31 mai 2012

« Il s’agit de sensibiliser un public à l’imaginaire et à ses auteurs »

Comme chaque année il s’agit de sensibiliser un public à travers ce festival de l’imaginaire qui permet également à un jury populaire des collégiens et des lycéens de décerner un prix. En cette matinée, Stéphanie Nicot a tenu à mettre en avant la création stylistique de jeunes lycéennes qui ont confectionné des robes avec les anciens drapeaux du Festival, ainsi que Christophe Vacher, illustrateur dessinant les affiches du Festival.

Le mot des auteurs étrangers et des coups de cœur de l’année

À Mercedes Lackey : Qu’est-ce qui vous a lancé à écrire de l’imaginaire et non du réaliste ?
J’écris de la fantasy depuis l’âge de 9 ans, mon père lisait lui-même beaucoup de science-fiction et j’ai pris les livres de sa bibliothèque. Ça m’a stimulée, je n’ai jamais envisagé autre chose.

À Jaye Wells : Et pour vous qui écrivez une autre fantasy, plus urbaine, « bit-lit », ce qu’on appelle une littérature mordante ?
Je n’ai pas nécessairement choisi ce genre, ça s’est imposé à moi. Je suivais des cours d’écriture, j’étais passionnée par les romans historiques. Dans mon premier roman j’ai mis un vampire parce que ça s’est imposé, et j’ai vu que c’était ce type d’écriture qui me correspondait.

À David Anthony Durham : Et pour vous, qui écrivez de la fantasy historique ?
J’ai commencé à lire de la fantasy, c’était mon plaisir. Quand je suis arrivé à l’université, j’ai lu des livres « sérieux » et je me suis dit que j’allais écrire ça. Au bout de trois romans je me sentais bloqué. J’avais envie d’écrire des livres avec des aspects historiques mais dans un environnement que j’aurai créé moi-même. Ainsi, à côté de ces romans avec des intrigues politiques j’ai pu mettre des dragons et des créatures imaginaires qui ont fait ressortir toute ma créativité.

À Charlotte Bousquet, coup de cœur du Festival l’année dernière, prix Imaginal du meilleur roman de fantasy, prix des collégiens cette année : Qu’est-ce ça apporte à un auteur d’être le coup de cœur ?
Beaucoup de plaisir avant tout, un autre regard de la part des éditeurs plus que des lecteurs qui sont finalement déjà là.

À Lionel Davoust, coup de cœur du Festival de cette année, prix Imaginal de la meilleure nouvelle, traduit dans le milieu anglo-saxon, participation à des émissions littéraires variées: Le festival pense que vous êtes un de ces auteurs qui font du roman de qualité, qui font que l’imaginaire n’empêche également pas de faire un roman populaire.
Je me vois avant tout comme un raconteur d’histoire. La littérature d’imaginaire est la littérature la plus vaste et la plus libre puisqu’elle permet de sortir des contextes culturels et historiques en laissant derrière soi les préjugés. Elle ouvre des réflexions humaines, même si elle est encore vue de haut par l’Institution. Mais cette littérature est profonde, elle a des choses à dire. Je veux m’inscrire dans cette littérature. La littérature est une longue chaîne et à chaque fois on apporte un grain de sable. Le métier d’auteur est impressionnant, seul devant son écran, faisant le pari que ça va intéresser quelqu’un. Il ne faut pas oublier la tradition littéraire tout en ayant à trouver ce que nous avons nous à dire. J’aime poser des questions qui m’intéressent et qui peuvent parler à un public, j’aime raconter des histoires pour le plaisir de la lecture.

À Mercedes Lackey : Qu’est-ce que vous attendez d’un bon roman ?
Je cherche d’abord l’histoire et des personnages bien développés dès le début du roman. Puis des couches dans l’histoire qui vont me garder en haleine. J’aime ce côté fiction moral, qui fait que les méchants sont punis, ce qui n’a pas de réelle vérité dans la vraie vie.

À David Anthony Durham : et pour vous ?
J’adore que ça prenne du temps avant que les méchants soient punis. Dans mes romans, ce n’est pas facile de se rendre compte qui est vraiment méchant. J’aime quand les personnages sont complexes.

À Johan Heliot : Et pour vous ?
Je n’invente pas de biographie de personnage bons ou méchants, je prends une biographie réelle, un personnage historique que je détourne. C’est peut-être plus fainéant.

À Jaye Wells : Et pour vous ?
J’aime beaucoup les romans dans lesquels la limite entre le bien et le mal est flou, j’aime les personnages complexes qui vont avoir des revirements. J’aime les romans d’actions. J aime lire des romans qui ressemblent à ceux que j’écris.

À Charlotte Bousquet : Votre roman porte sur René Descartes il me semble ?
Oui, j’ai un peu triché car j’ai fait mes études sur Descartes mais un Descartes humain. C’est un Cyrano de Bergerac en quelque sorte, n’hésitant pas à écrire des lettres d’insultes. Pourquoi n’aurait-il pas travaillé pour le Cardinal Mazarin ?

Le mot de la fin

À Lionel Davoust : Vos ambitions en littérature pour ces vingt prochaines années ?
Être mis à l’index ?

Propos recueillis par Ania Vercasson

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